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Née en 1956 à Neuilly, elle devint médecin pour respecter le désir exprimé par son père lors de leur dernière conversation. « Je ne m’appelle pas Lorraine à cause de la quiche mais parce que je suis la fille de Christian Fouchet, ministre du général De Gaulle, donc à cause de la croix de Lorraine. Enfant, je rêvais d’écrire comme les trois amis de mes parents que j'appelais les 3M, Malraux, Maurois et Mauriac». En 1997, l’année de
ses 40 ans, elle entend à la radio la phrase 'On naît, on meurt, on rencontre
l’amour ou on décide de changer de vie en une seconde'. « J'ai décidé
que j'étais en train de vivre cette fameuse seconde, alors j'ai lâché
définitivement le stéthoscope pour la plume et je suis devenue à plein
temps écrivain et scénariste» Elle a écrit
plus de 10 romans dont 'Château en champagne' (prix Anna
de Noailles de l'Académie française 1998), 'De toute urgence',
prix Littré 1997, qui sera adapté pour France 2 et diffusé
en 2001 en une mini série de deux fois 90 mn (réalisation Philippe Triboit,
avec Mathilda May dans le rôle principal, entourée de Nils Tavernier et
Eva Darlanadaptera), 'L'agence' (prix des maisons de la Presse
2003), 'Le bateau du matin' dont l'action se passe principalement
sur l'île de Groix en 2005, 'Nous n'avons pas changé'
en 2007... De nombreux ouvrages ont également été édités dans la collection J'ai Lu.
toutes les informations sur le site de l'auteure
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'Le phare de Zanzibar'
Note
personnelle : "j'ai
acheté ce livre après avoir remarqué l'illustration
de la couverture, réalisée par Joëlle
Jolivet. Passionné d'illustrateurs (je réalise celui
de Loustal), je suis
parti fouiller dans ma bibliothèque pour vérifier si ce
n'était pas la même personne qui avait illsutré la
couverture du magnifique roman de Jean-Claude
Izzo, 'Les marins perdus'. Mon oeil ne m'avait pas trahi ".
Joëlle
Jolivet a réalisé d'autres couvertures des ouvrages de Lorraine
Fouchet, notamment pour les éditions J'ai Lu. Le personnage principal, MAB (on la surnomme MAB parce que son père, le Dr Hugues Le Coz, l'appelait "MA Bien aimée') habite dans le phare breton de son enfance avec son fils Jérémie.
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Extraits de 'Le phare de Zanzibar' (Flammarion, 1998)
PROLOGUE J'habite
un Paradis. C'est ainsi qu'on désigne un phare à terre.
En mer, c'est un Enfer, sur une île, un Purgatoire. Mon grand-père
était autrefois le gardien de ce phare, mon père l'a racheté
quand on l'a désaffecté et remplacé par une balise
automatqiue. Je suis née sur les côtes de Bretagne, dans
le Morbihan.
AOUT 1977 - J'ai
une surprise pour toi MAB ! dit Hugues. ... - On
monte ? propose Hugues. - si tu es triste un jour, cherche un phare, laisse sa lumière te réchauffer... commence Hugues.
SEPTEMBRE 1997 - La
relève, ça c'était quelque chose ! continue Kerzo
dont le regard pétille à présent autant que son cidre.
Dans les tours inaccessibles, on tendait un filin entre le phare et le
bateau de relève, le long duquel coulissait un siège en
liège actionné par un treuil à bras, un peu comme
un tire-fesses de skieur, et qu'on appelait le "ballon". On
envoyait d'abord le ravitaillement, puis les paquetages, et enfin les
hommes, en commençant par le gardien montant. Qaund la mer était
trop forte, le filin se détendait et on faisait le plongeon. On
en avait dans la culotte, à l'époque ! Félix
s'était renseigné. Au XIXe siècle, un postulant qui
souhaitait devenir gardien devait accepter la solitude, supporter des
relèves en retard par mauvais temps, savoir écrire un procès-verbal,
et posséder des éléments d'arithmétique et
de calcul. Il y a quelques années, il fallait aussi savoir nager
et conduire une embarcation à moteur, à la godille, et à
l'aviron. Les gardiens étaient des électromécaniciens
avec un niveau CAP ou BEP.
OCTOBRE 1997 Au bout
du village [village d'Habari, sur lîle de Zanzibar], une
cas s'est effondrée, on distingue encore une fenêtre. Un
hublot en terre battue, plutôt.Le toit de palme est tout petit,
contrairement aux autres cases. Une sorte de balcon étayé
de bra,ches gît dans l'angle. ... [retour
à Etel] Hugues fait le tour du phare à pas lents, examine la tour, la mer, la lande, le ciel. Les vagues se fracassent sur les rochers en contrebas, la mer descend, elle déchalle comme on dit ici. Le vent nous apporte les odeurs du large. Le ciel hésite entre plusieurs nuances de bleu. Le payasage familier me rassure et m'apaise.
NOVEMBRE 1997 Je me
gare devant le phare. Seule la chambre de la lanterne est allumée.
''Le phare de Zanzibar''' © Flammarion
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dédicace de l'auteure le mardi 17 mars au Salon du Livre 2009
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