andré savignon

André-Fernand-Eugène SAVIGNON
(1882-1947)

 

 

 


André-Fernand-Eugène SAVIGNON est né à Tarbes (Hautes-Pyrénnées) le 1° janvier 1878 ; Fils du général Eugène-Michel SAVIGNON et de Louise-Isabelle VARANGUIEN de VILLEPIN , tous les deux d'origine bretonne. André SAVIGNON était publisciste et domicilié au moment du mariage (en 1919 avec Marie-Berthe Desgranges) à Baths-Davenport en Angleterre. Il était également journaliste et romancier, collaborateur de plusieurs journaux anglais. Il partageait sa vie entre la France et l'Angleterre où il est décédé. Il doit sa célébrité à son roman "Les Filles de la Pluie" qui a obtenu le Prix Goncourt en 1912. Ce roman a été publié par les éditions Grasset.
Outre ce roman on lui connaît : "Le Secret des eaux", "La tristesse d'Elsie", "Une Femme dans Chaque Port" publiés chez Calmann-Lévy, "La Dame de la Sainte-Marie", "Tous les Trois", "Au Petit Bateau" et "Saint-Malo nid de corsaires".

 

 

Les filles de la pluie (Grasset)

Prix Goncourt 1912

Non loin de la pointe du Pern, le Créac'h érigeait sur un monticule l'activité de sa machinerie lumineuse. Ses éclats, nets et coupants, car le brouillard semblait maintenant devoir se dissiper, divisaient la voûte sombre du ciel en sections d'une uniformité désespérante ; en avant du phare, un écroulement de roches titaniques bataillait avec une eau noire, d'où se dégageait la rumeur d'une gigantesque cataracte. Quand le réflecteur inondait ces abîme, les vagues qui s'y précipitaient sortaient de l'ombre ; on eût dit un grouillement de monstrueux reptiles.

 

© Grasset

 

Pierre Marc Orlan : " Des homme comme André Savignon et Kellerman l'Allemand qui vécurent sur l'île [d'Ouessant] l'ornèrent de deux monuments impérissables : 'La Mer', chef-d'œuvre de Kellerman et les 'Filles de la pluie', ce livre si mélancolique dont il ne faut pas parler dans l'île.

Jacques Burel : "Avant de la découvrir elle m'avait fasciné. Dois-je m'en accuser, je ne la connaissais qu'à travers le livre de Savignon, réédité peu avant guerre. Le livre avait disparu, les histoires lues à 17 ans s'étaient estompées, mais le souvenir restait des gravures sur bois en noir et blanc qui conféraient à l'œuvre un aspect nocturne. Les filles de la pluie y devenaient un peu celles de la nuit, et mon romantisme adolescent y trouvait matière à rêver. Je me hâte de préciser qu'à Ouessant, Savignon avait mauvaise presse. Le livre eut le Goncourt en 1912, mais en 1945 on lui en voulait encore. Moi pas ... C'est grâce à lui que débarquant du Moalenez, pinasse à moteur où j'avais voyagé en compagnie d'une vache insensible au mal de mer, j'ai posé le pied sur une terre « presque intacte », avec le sentiment de remonter le temps"..

 

filles de la pluie


« Filles de la pluie : scènes de la vie ouessantine », Paris : B. Grasset, 1912
« Filles de la pluie : scènes de la vie ouessantine » aquarelles et dessins de André Fraye, Paris : G. Crès, 1926
« Filles de la pluie : scènes de la vie ouessantine » lithographies en couleurs de Mathurin Méheut, Paris : Mornay, 1934
« Filles de la pluie : scènes de la vie ouessantine » avec les bois gravés de Gustave Alaux, Bouhet : La Découvrance, 2004